CPTPP
Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership
L'accord le plus ambitieux techniquement — né des cendres du TPP après le retrait américain. Standard de référence pour les chapitres travail, environnement et propriété intellectuelle dans les accords modernes.
Origine et architecture
Le CPTPP est le successeur du Partenariat Trans-Pacifique (TPP) signé en 2016, dont les États-Unis se sont retirés en janvier 2017. Les 11 membres restants ont renégocié l’accord en suspendant 22 dispositions — principalement liées aux demandes américaines sur la propriété intellectuelle pharmaceutique — et l’ont rebaptisé CPTPP.
Son architecture est la plus ambitieuse des accords commerciaux en vigueur : chapitres contraignants sur le travail (normes OIT), l’environnement (accord de Paris), la transparence des entreprises d’État et le commerce électronique.
Adhésions récentes et en cours
Le Royaume-Uni a finalisé son adhésion en juillet 2023 — la première extension depuis l’entrée en vigueur — ajoutant la 6ème économie mondiale au bloc et renforçant le pivotal indo-pacifique de Londres post-Brexit.
La Chine a formellement demandé l’adhésion en septembre 2021, suivie de Taiwan. L’accession chinoise se heurte aux exigences sur les entreprises d’État, les marchés publics et le travail que Pékin ne peut accepter dans l’état actuel de ses politiques. Taiwan fait face à des obstacles géopolitiques. La Corée du Sud et plusieurs pays ASEAN ont exprimé leur intérêt.
Absence américaine — le poids manquant
Sans les États-Unis, le CPTPP couvre 15 % du commerce mondial au lieu des 40 % initialement prévus. Une réintégration américaine — débattue sous Biden, exclue sous Trump 2.0 — transformerait radicalement l’accord en contre-poids direct au RCEP.