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Global Governance
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Banque africaine de développement BAD

Type
Banque multilatérale de développement
Founded
1964
Headquarters
Abidjan, Côte d'Ivoire
Website
Official website →

Mission

La Banque africaine de développement, fondée en 1964, est la principal instrument financier des pays africains pour promouvoir le développement économique et social du continent. Son mandat consiste à mobiliser les ressources financières et catalytiques au service du développement durable et de la réduction de la pauvreté en Afrique, en coordonnant avec les investisseurs institutionnels et partenaires multilatéraux. Son Groupe comprend trois entités : la Banque elle-même, le Fonds africain de développement (guichet concessionnaire) et le Fonds fiduciaire du Nigeria.

Depuis 2024, la Banque s’articule autour de sa Stratégie décennale 2024-2033 reposant sur cinq priorités transversales : l’autonomisation des jeunes, l’égalité de genre, la gouvernance économique, l’action climatique et la résilience aux chocs. Elle s’affirme comme catalyseur de mobilisation de capitaux africains et international pour financer les besoins de développement estimés à plusieurs milliers de milliards de dollars d’ici 2030.

En 2024, la Banque a approuvé un montant record de 11 milliards de dollars de nouvelles opérations, dont 5,5 milliards (49%) consacrés au financement climatique. Elle joue un rôle central dans la gouvernance économique africaine et dans l’architecture financière continentale en cours de réforme.

Gouvernance

Le Groupe de la Banque compte 81 membres actionnaires (54 pays africains et 27 non-africains). Son organe suprême est le Conseil des gouverneurs, composé de ministres des finances ou du développement des pays membres, qui se réunit annuellement pour valider la stratégie, les orientations et la direction de l’institution. Le Conseil des administrateurs, composé de 20 membres (13 représentant les pays régionaux, 7 les pays non-régionaux), assume la gouvernance opérationnelle et approuve les projets de financement. Le Président, élu pour cinq ans, dirige l’exécutif. Dr Sidi Ould Tah, élu neuvième Président en mai 2025 avec 76% des voix historiques des actionnaires, a lancé en 2026 une réforme profonde de l’architecture organisationnelle. La Banque dispose d’un processus décisionnel réputé parmi les plus démocratiques des institutions multilatérales de développement, avec implication régulière des gouverneurs africains dans les orientations stratégiques.

Dossiers clés

  • Mobilisation de ressources et augmentation de capital : La 7e augmentation de capital, approuvée en 2024, mobilise 109 milliards d’euros pour consolider la notation AAA et augmenter la capacité de prêt. Parallèlement, le Président demande un triplement des ressources du Fonds africain de développement (jusqu’à 25 milliards USD) lors du prochain cycle de reconstitution pour renforcer les financements concessionnels destinés aux pays à faible revenu.
  • Financement climatique et transition énergétique : La BAD vise à allouer 25 milliards USD au financement climatique 2020-2025 (19,5 mds atteints fin 2024). Elle se concentre sur l’adaptation (56% des approvals 2024) et l’atténuation (44%), avec un objectif de 100% des projets tenant compte des enjeux climatiques d’ici 2025. Elle coopère renforcée avec le Fonds vert pour le climat.
  • Autonomisation de la jeunesse et égalité de genre : L’un des quatre piliers cardinaux de la nouvelle vision présidentielle 2026. Transformation du dividende démographique africain en opportunité économique via financement PME, création d’emplois durables, inclusion financière et égalité de genre, en partenariat avec banques nationales et régionales.
  • Réforme de l’architecture financière africaine : Soutien à la mise en place d’une architecture financière africaine plus autonome et intégrée. Les gouverneurs 2026 appellent à accélérer cette transformation pour renforcer les systèmes financiers intra-africains, réduire la dépendance externe et améliorer la mobilisation de ressources intérieures.
  • Gouvernance économique et anticorruption : Renforcement des capacités de gouvernance, réforme de la fiscalité, gestion des finances publiques et lutte contre la corruption dans les pays membres. Support institutionnel pour améliorer la transparence et la gestion budgétaire aux niveaux national et régional.