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Global Governance
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Engagement mondial sur le méthane GMI

Type
Initiative internationale
Founded
2021
Headquarters
Washington D.C., États-Unis
Website
Official website →

Mission

L’Initiative mondiale sur le méthane (GMI) mobilise les gouvernements, le secteur privé et les organisations pour accélérer la réduction des émissions de méthane à l’échelle mondiale. Lancée en 2021, cette initiative s’inscrit dans les engagements climatiques de l’Accord de Paris et repose sur le constat scientifique que le méthane contribue à environ 30% du réchauffement climatique depuis l’ère préindustrielle.

L’objectif principal de la GMI est de réduire les émissions mondiales de méthane de 30% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2020, ce qui constituerait la mesure climatique à court terme la plus efficace pour ralentir le réchauffement. Cette cible s’appuie sur le potentiel technique et économique identifié dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, des déchets et des eaux usées.

La GMI fonctionne selon un modèle inclusif regroupant pays engagés, acteurs économiques et partenaires technologiques autour d’objectifs chiffrés et d’une transparence dans le suivi des progrès. Elle facilite l’échange de bonnes pratiques, l’accès au financement climatique et le transfert technologique pour accompagner la transition vers des économies sobres en méthane.

Gouvernance

La GMI est dirigée par une structure de gouvernance flexible fondée sur les engagements volontaires des États signataires. Basée à Washington D.C., elle regroupe plus de 150 pays représentant plus de 65% du PIB mondial et émettant environ 50% des émissions anthropiques mondiales de méthane. La gouvernance repose sur des réunions annuelles de haut niveau réunissant ministres et délégués officiels, ainsi que des groupes de travail thématiques couvrant les secteurs clés (énergie, agriculture-déchets, finances et transparence).

L’initiative est co-pilotée par les États-Unis et l’Union européenne, avec un secrétariat de coordination. Les décisions s’élaborent par consensus entre les membres, sans mécanisme de vote formel, ce qui favorise l’adhésion mais peut ralentir les prises de décision. La participation inclut également des organisations internationales (PNUE, GIEC), des ONG climatiques et des représentants du secteur privé dans des groupes consultatifs, permettant une mobilisation multi-stakeholders autour des objectifs de réduction.

Dossiers clés

  • Réduction des fuites dans le secteur gazier : Déploiement de technologies et de régulations pour minimiser les émissions fugitives dans l’extraction, le transport et la distribution de gaz naturel, principalement en Asie et en Afrique où les pertes sont les plus importantes.
  • Transition agricole et gestion des déchets : Mise en œuvre de pratiques agricoles réduisant les émissions de méthane du bétail et des rizières, ainsi que amélioration des systèmes de traitement des déchets organiques et des eaux usées dans les pays en développement.
  • Financement climatique et transferts technologiques : Mobilisation de fonds publics et privés pour accompagner les pays à revenus faibles et intermédiaires dans l’adoption de technologies sobres en méthane et la mise en place de cadres réglementaires.
  • Métrologie et transparence des émissions : Amélioration des capacités de mesure et de reporting des émissions de méthane via satellites et monitoring au sol, renforçant la traçabilité et la responsabilisation des émetteurs majeurs.
  • Engagement du secteur privé et finance verte : Mobilisation des acteurs économiques (énergie, agriculture, logistique) pour investir dans la réduction du méthane et intégration des critères de performance dans les portefeuilles ESG et les mécanismes de financement carbone.