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Global Governance
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Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques IPBES

Type
Organisme intergouvernemental
Founded
2012
Headquarters
Bonn, Allemagne
Website
Official website →

Mission

L’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) est un organisme intergouvernemental indépendant établi en 2012 sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Elle fonctionne comme le pendant scientifique du GIEC pour les questions de biodiversité et d’écosystèmes. Son mandat est d’évaluer l’état des connaissances scientifiques sur la biodiversité mondiale, la dégradation des écosystèmes et les services écosystémiques critiques pour l’humanité. Elle produit des rapports d’évaluation majeurs, des données scientifiques synthétisées et des recommandations politiques destinées aux décideurs publics et aux organisations internationales.

L’IPBES joue un rôle pivot dans la gouvernance environnementale mondiale en fournissant une base scientifique commune aux négociations internationales sur la biodiversité, notamment la Convention sur la diversité biologique (CDB) et l’Accord de Kunming-Montréal adopté en décembre 2022. Ses rapports d’évaluation, rédigés par des milliers de scientifiques, informent les politiques nationales et les stratégies de conservation à l’échelle planétaire.

L’organisation siège à Bonn, en Allemagne, et dispose d’un secrétariat central gérant la coordination scientifique, administrative et opérationnelle. Son champ thématique couvre la biodiversité terrestre et marine, les services écosystémiques, la dégradation des terres, la pollinisation, la résilience des écosystèmes et les liens entre biodiversité et changement climatique.

Gouvernance

L’IPBES repose sur une structure tripartite : un Plénum (assemblée générale réunissant les états membres), un Bureau (organe directif composé de représentants élus des différentes régions géographiques), et un Secrétariat opérationnel basé à Bonn. Le Plénum, réuni tous les 18 à 24 mois, constitue l’instance souveraine où les décisions majeures sont adoptées par consensus ou par vote. L’organisation compte actuellement environ 145 états membres, complétés par des observateurs et des experts accrédités.

Le financement provient d’un budget régulier assuré par les contributions volontaires des états membres, complété par des contributions spéciales pour des rapports thématiques. Le Secrétariat emploie une centaine de collaborateurs et coordonne le travail de milliers d’experts scientifiques organisés en groupes de travail thématiques. Les rapports majeurs sont élaborés par des auteurs coordonnateurs et contributeurs, puis validés par un processus de révision par les pairs et d’approbation gouvernementale.

Dossiers clés

  • Rapport d’évaluation globale sur la biodiversité : Le rapport d’évaluation mondiale 2019 et son actualisation via les rapports thématiques constituent la base scientifique majeure. Le Plénum de 2024-2025 continue de négocier les priorités d’évaluation suivantes pour consolider la connaissance des interactions climat-biodiversité et évaluer les progrès vers l’Accord de Kunming-Montréal.
  • Intégration climat-biodiversité dans les politiques : L’IPBES collabore avec le GIEC pour élaborer des rapports conjoints sur les interactions entre changement climatique et perte de biodiversité. Le défi 2024-2026 consiste à influencer l’adoption de stratégies nationales intégrant simultanément les objectifs climatiques (Accord de Paris) et de conservation (Accord de Kunming-Montréal).
  • Évaluation des solutions basées sur la nature : L’IPBES examine la viabilité scientifique et socio-économique des solutions basées sur la nature (restauration, conservation, agriculture régénérative). Ce dossier revêt une importance accrue pour l’atténuation climatique et l’adaptation, notamment dans les pays en développement.
  • Financement de la conservation et marchés de la biodiversité : Les travaux 2024-2026 se concentrent sur le rôle des mécanismes financiers innovants (paiements pour services écosystémiques, obligations vertes, crédits carbone naturels) dans la mobilisation des ressources vers la conservation. L’IPBES documente les opportunités et risques de ces instruments.
  • Justice environnementale et savoirs autochtones : L’IPBES renforce l’intégration des savoirs et des droits des peuples autochtones et des communautés locales dans ses évaluations, reconnaissant leur rôle clé dans la gestion durable des écosystèmes. Cette orientation 2024-2026 répond aux demandes croissantes de reconnaissance des approches pluralistes et équitables.