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Global Governance
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Organisation internationale du travail OIT

Type
Agence spécialisée des Nations Unies
Founded
1919
Headquarters
Genève, Suisse
Website
Official website →

Mission

L’Organisation internationale du travail (OIT) est l’agence spécialisée des Nations Unies responsable de l’élaboration et la supervision des normes du travail internationales, de l’emploi et de la protection sociale. Fondée en 1919 au sein de la Société des Nations, elle est devenue en 1945 la première agence spécialisée du système des Nations Unies, maintenant sa structure unique et autonome. Son mandat couvre la promotion de droits au travail, l’emploi décent, la protection sociale et le dialogue social comme fondations de la paix et de la prospérité.

L’OIT opère sur la base d’un système tripartite où gouvernements, employeurs et travailleurs participent conjointement à la formulation de politiques et de programmes. Elle établit des normes internationales du travail (conventions et recommandations), fournit une assistance technique aux États membres pour leur mise en œuvre, et conduit de la recherche et du dialogue pour répondre aux défis émergents du monde du travail. Son rôle s’étend au suivi du respect des normes, à la justice sociale et à la lutte contre les formes graves du travail (travail des enfants, esclavage moderne).

Gouvernance

L’OIT est structurée autour de trois organes principaux. La Conférence internationale du travail, réunissant annuellement à Genève les gouvernements, employeurs et représentants des travailleurs, est son instance suprême de décision (chaque gouvernement nomme deux délégués, un employeur et un travailleur). Le Conseil d’administration, composé de 56 membres représentant équitablement ces trois groupes, se réunit trois fois par an pour superviser les activités entre les conférences. Le Bureau international du travail, structure permanente dirigée par un Directeur général, exécute les décisions et administre l’organisation (environ 2.700 fonctionnaires).

L’OIT compte 187 États membres (dont les dix derniers ayant adhéré après 2010), ce qui en fait l’une des organisations multilatérales les plus universelles. Son budget 2024-2025 s’élève à environ 1 milliard de dollars, financé par les contributions obligatoires et volontaires des États membres. La prise de décision au sein de la Conférence exige le consentement explicite de représentants de gouvernements, d’employeurs et de travailleurs, garantissant une légitimité tripartite sur chaque norme adoptée.

Dossiers clés

  • Transition juste et changement climatique : Intégration des enjeux climatiques et écologiques dans la politique de l’emploi décent, avec focus sur la reconversion des travailleurs des secteurs fossiles et la création d’emplois verts. Adoption de recommandations lors des conférences 2024-2025.
  • Travail des enfants et formes graves d’exploitation : Campagne de ratification universelle des conventions 138 et 182, avec objectif d’élimination complète du travail des enfants. Partenariats avec pays d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud, secteurs agricole et minier prioritaires.
  • Télétravail et économie des plateformes : Élaboration de normes et lignes directrices pour régulation du travail numérique, des plateformes de travail à la demande et du télétravail transfrontalier. Débats sur la qualification juridique des travailleurs des plateformes.
  • Protection sociale universelle : Extension de la couverture sociale aux travailleurs informels et migrants, avec focus particulier sur les régions à faible revenu. Initiative pour systématiser les prestations minimales de santé et retraite.
  • Égalité des genres au travail : Mise en œuvre de la Convention 190 sur la violence et le harcèlement (2019), ratifiée par 34 États à juin 2026. Lutte contre les écarts salariaux et accès des femmes à des secteurs traditionnellement masculins (technicité, leadership).